Un jour, je traînais sur Netflix.
Je ne savais pas trop quoi regarder et puis je suis tombée sur cette série documentaire. Une série documentaire qui m’a tout de suite intriguée, intéressée, captivée.

Une série documentaire qui m’a ramené à quand j’étais petite, dans la cuisine du restaurant que tenaient mes parents, quand je faisais du patin à roulettes entre les tables de la salle pendant que maman faisait la mise en place, quand papa équeutait les haricots frais ou faisait du jambon cuit dans une grande marmite pleine de foin, que les apprentis faisaient les gâteaux, que je demandais du Suprême de Crème à la Edgard comme dans les Aristochats et qu’on me servait un velouté de choux-fleurs, que je regardais le Roi Lion assise à la table au milieu de la cuisine pendant le service du midi et que je recommençais pendant celui du soir.
Mon enfance dans la cuisine de ce restaurant – dont on s’est séparé quand j’avais huit ans -, c’est quelque chose d’extrêmement précieux, dont je ne peux pas oublier et qui m’a donné cette relation particulière avec la cuisine.
C’est de là que me vient ce petit truc particulier, d’aimer préparer des recettes, avoir du monde à manger, de faire découvrir des nouvelles choses et simplement de tester.

Cette série documentaire qui a fait remonter tant de choses, c’est Chef’s Table.
Chaque épisode se concentre sur un chef, de n’importe quel pays du monde, de la Russie au Pérou en passant par le Japon, les Etats-Unis ou l’Amazonie. Du chef du 4ème meilleur restaurant du monde à une none coréenne qui pratique la spiritualité en cuisinant. Une heure, durant laquelle, on se retrouve transporté dans l’histoire de ces grands & grandes chefs cuisiniers; leurs parcours, leurs recettes phares, leurs visions du monde culinaire; le tout conté grâce à un cocktail magnifique d’image, de lumière & de musique; avec une touche de poésie sur certains épisodes.
Je sais que Netflix a sortit une version “spéciale” chef français que je n’ai pas encore visionner mais cela ne devrait pas tarder.
Je ne me lasserai pas de regarder cette série, je la trouve belle tout simplement.

Et quand je la regarde, je me revois regarder mon papa en train de découper les tranches de saumon qu’il sortait de son fumoir maison – et ça, il le fait toujours pour les périodes de fêtes de fin d’année -, du grand bol de crème anglaise préparer pour le gâteau au chocolat du dessert, de l’odeur de beurre chaud dans les poêles où cuisait la viande, du bac de plonge où j’avais seulement le droit de frotter les assiettes.
Ce restaurant n’était peut-être pas étoilé ou que sais-je, cette série n’est qu’un documentaire sur des gens qui ont énormément de talent, mais pour moi, Chef’s Table sera ma série des souvenirs de lorsque j’étais petite et que je voulais aussi être cuistot comme papa – puis archéologue d’Egypte, oui, oui, j’avais des grands projets que j’étais jeune -.
C’est peut-être un peu étrange et pas tout à fait logique, mais il suffit d’un rien pour faire resurgir des souvenirs qui font sourire.

Mais malgré tout, si un jour vous vous ennuyez sur Netflix, laissez-vous tenter par Chef’s Table, vous passerez un agréable moment.

 

 

2 thoughts on “La série des souvenirs”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *